
Pierre PRIOLET s’est posé les bonnes questions, et au travers de son site, il te propose, Cher Lecteur, une alternative aux grandes surfaces, à la grande distribution… (est-elle si grande que çà… tant son comportement est petit ! )
http://www.consommer-juste.fr/
Voici l’évolution que Pierre PRIOLET te propose :
http://www.consommer-juste.fr/…Et pas juste consommer
Si les réponses à la question que pose la crise du monde agricole passent par nos façons de consommer, nous ne pouvons et ne voulons pas les réduire à ça. C’est aux citoyens que nous voulons nous adresser, c’est la question du Vivre-ensemble et de ses modalités que nous souhaitons poser.
Aujourd’hui, en mettant à jour les processus qui régissent le commerce des fruits et légumes, et de tous les produits issus de l’agriculture, nous voulons alerter les citoyens sur un problème politique. Nous voulons qu’en se nourrissant en toute connaissance de cause, les hommes et femmes que nous sommes passent du statut de simple consommateur à celui de citoyen de plein droits.
Le constat
Nous avons abandonné aux industriels et à la grande distribution, la commercialisation de nos productions. Nous nous sommes laissé entraîner par la recherche, dans la productivité extrême, croyant de bonne foi, que cela nous aiderait à équilibrer nos exploitations. En réalité, nous nous sommes laissé entraîner dans la voie du marketing et nous vendons aujourd’hui, plus d’emballage, que de fruits. Et dans des normalisations et règlements Européens qui ruinent nos exploitations. Nous ne trions plus nos produits, qu’en fonction de leur apparence et non de leur qualité gustative. Le besoin des magasins, de présenter de « beaux » produits dans leurs rayons, nous a poussé, à cultiver des fruits sans goût et nous a éloigné des consommateurs. Un fruit pas mur est un frein à la consommation, non seulement il ne donne pas le plaisir gustatif escompté par les consommateurs, mais en outre, il est très cher. Enfin plus un fruit est cher, moins nous en vendons, ce qui a pour effet de créer une surproduction artificielle.
Ce constat fait, nous pouvons nous interroger sur la cause de la situation actuelle et sa justification.
En savoir +
* La vente à perte : http://www.consommer-juste.fr/le-constat/la-vente-a-perte/
* Régulation des marges de la grande distribution : http://www.consommer-juste.fr/le-constat/regulation-des-marges-de-la-grande-distribution/
Objectifs
+ Créer un réseau de points de distribution basé sur la notion de juste prix.
+ Rétablir une relation juste entre le consommateur et le producteur, quel qu’il soit.
+ Permettre à chacun dans tous ses actes d’achat de pouvoir connaître objectivement les conséquences de son achat.
+ Donner accès à des denrées alimentaires, au plus grand nombre et à ceux qui n’y ont pas accès aujourd’hui.
+ Faire comprendre à tous que le soit disant bas prix, de la pensée unique, n’est pas toujours chez ceux qui en parlent le plus.
+ Permettre aussi de comprendre que le « pas cher » publicitaire, rime intimement avec chômage et exclusion.
+ Rendre à Tous la conscience de la puissance de « Son Pouvoir d’Achat ».
+ Donner la parole à ceux qui ne l’ont plus.
+ Donner un espace de dignité à chacun.
+ Refuser le « Déni d’Existence »
+ Fédérer tous ceux qui porteurs d’idées nouvelles et constructives voudront bien lutter avec nous.
LE PROJET
Face à la détresse et à la désespérance du monde agricole, nous sommes contraints de constater l’échec de nos analyses, sur la question de la distribution et de la vente de nos productions.
Nous sommes désormais conscients de ne pas être les seuls à éprouver la crise, mais que c’est bien un problème plus général.
Nous avons tous démissionné dans la distribution de nos productions !
Nous devons penser à reprendre la dynamique de qualité ainsi que le contact et le dialogue avec le consommateur.
Instaurer un acte citoyen et responsable, un acte d’équité publique!
Pour cela, force est de constater, que l’état n’a aucun moyen propre, susceptible de nous aider, c’est donc à nous d’imaginer des solutions et de faire en sorte d’œuvrer pour le bien de tous!
Ma proposition consiste à donner à toutes les exploitations agricoles intéressées, la possibilité de vendre 1000 m² de leurs terres agricoles proches des villages ou des exploitations, en terrain constructible.
Le produit de la vente serait reparti selon les proportions suivantes :
- 40% pour redonner de l’air à la trésorerie de l’exploitation
- 60% iraient à un Fonds Agricole d’Utilité Publique, dont les exploitants seraient actionnaires, déposé à la Caisse des dépôts et consignations.
Ce fonds ferait l’acquisition de magasins pouvant recevoir une quarantaine de palettes de produits bruts de cueille. Ils seraient situés en zone urbaine, à forte densité de population.
Ce fonds servirait aussi à financer l’organisation et la logistique.
Les magasins vendraient les productions agricoles, à prix coûtant (incluant le transport, les frais de main d’œuvre du magasin) plus 30% pour rémunérer le travail et la capacité à investir de l’agriculteur.
Ce système permettra de payer les producteurs fournisseurs, dès la vente des produits et donc de leur donner très rapidement une trésorerie, et au consommateur d’avoir accès à des primeurs cueillis à maturité, aux qualités gustatives enfin retrouvées.
Les magasins seraient dirigés par un chômeur de plus de 53 ans ayant les compétences requises et emploieraient trois ou quatre jeunes de 18 à 25 ans sans qualification avec un vrai CDI.
Les magasins ne paieraient pas de loyer, car le but n’est pas le profit.
L’INTÉRÊT POUR LA POPULATION
- Ce projet vise clairement à rapprocher le citoyen du droit à l’accès à la nourriture, et notamment les plus démunis, pour lesquels une alimentation équilibrée est difficile.
- Ce projet permet aussi aux cantines de collectivité, de nourrir avec plus de produits naturels les enfants et la population. Cela permettra de servir sans déplacements excessifs.
- Ce projet donne plus de place à l’information sur la saisonnalité des productions par région.
- Enfin ce projet redynamise le tissu rural
L’INTÉRÊT POUR L’ÉTAT
- la première opération permettrait de percevoir les droits de mutation de toutes les parcelles vendues.
- ensuite l’état recevrait la TVA sur toutes les constructions réalisées et les collectivités locales l’imposition liée aux constructions.
- un plan de relance autofinancé en direction des artisans et de tous les métiers du bâtiment dans toute la France qui bénéficieraient d’un regain d’activité.
- enfin, les régions pourraient communiquer dans nos magasins, sur leurs atouts.
L’INTÉRÊT POUR LA PROFESSION
- ce projet permettrait de communiquer sur les vrais prix de nos productions et donnerait un vrai indicateur de prix au niveau français.
- il permettrait de retirer de la zone de production une quantité significative de produits, ce qui devrait permettre un maintien des cours de manière naturelle.
- les magasins ne recevraient qu’une palette de produit par variété et par jour.
- les anciens agriculteurs pourraient venir faire eux-mêmes les mises en avant des produits et les événements en saison dans les magasins, et parler ainsi de la production aux consommateurs.
- une partie de la production locale proche du magasin serait accueillie dans le magasin.
- le client sera adhérent et prendra une carte de l’association, pour rester dans la légalité.
- Ce projet permet aussi aux jeunes agriculteurs de reprendre espoir et permet l’installation de nouveaux agriculteurs en vue des défis alimentaires, qui seront inévitables dans les années qui viennent. Ainsi que de lutter contre les friches qui prennent de plus en plus de place dans nos environnements actuels.
PROPOSITIONS COMPLÉMENTAIRES
Pour compléter cette proposition, on peut l’élargir sur deux thèmes :
1. Les municipalités, qui ont des espaces communaux pourraient éventuellement participer au projet, en mettant à la disposition du fonds agricole d’utilité publique, un local, dont les modalités d’occupation seraient à négocier.
2. Les citoyens pourraient acquérir leurs magasins sous forme d’action et profiter ainsi de cette solidarité producteur consommateur.
Étant agriculteur, j’ai réfléchi sur ce que nous pouvions faire, mais si les collectivités locales, territoriales ou bien les consommateurs voulaient s’impliquer sur ce projet il est bien évident que nous en serions très heureux.
Le but n’est pas de supprimer la grande distribution, mais de faire d’elle un partenaire responsable et plus conscient des problématiques agricoles.
LABEL POINT DE VENTE « CONSOMMER-JUSTE.FR » FRANCHISE ASSOCIATIVE
Le projet et le concept est l’équité dans tous les rapports commerciaux.
Tous les intervenants doivent être rémunérés dans un juste équilibre de prix.
La composition du prix est basée sur la réalité du travail, des éléments qui s’ajoutent au savoir faire, aux investissements nécessaires à la réalité de la production.
Le prix brut de production est établi par 10 agriculteurs sur la base de résultat concret et on établit une moyenne.
Le prix de la mise en marché doit aussi être établit sur la base de 10 entreprises d’emballage et nous pourrons établir une moyenne.
Le transport est un aspect que nous devons aussi prendre en compte et va aller croissant avec le temps car le prix des énergies bouge énormément. Actuellement le kilomètre poids lourd coute 1.04€ et cette donnée doit être prise en compte, car il est normal que le transporteur ne soit pas floué.
Les salariés du magasin doivent être associés à la marche et à la réussite des points de distribution, car leur implication est primordiale dans la réussite du projet.
Le magasin doit être régi par un principe fondateur de solidarité. Le loyer du magasin ne peut excéder un loyer de 5% de la valeur de celui-ci.
Donc le principe est que tous les intervenants de la chaîne soient justement rémunérés de leur travail.
Nous avons donc pour un exemple concret la vente d’un kilo de pomme golden :

La marge étant globale, nous aurons une participation égalitaire, salarié-Consommateur sur la marge différentielle.Soit 0.37 x30% soit 0.11€ pour le producteur et 0.13€ ou 0.16€ à partager entre les salaries et les consommateurs semestriellement, sur les résultats des achats effectués.
Le principe est valable pour tous produits et pour toute la saison, les producteurs s’engagent envers le magasin à bloquer le prix de leur approvisionnement.
Seul ajustement possible sera les frais fixes imposés par l’état, énergie etc.….
Les consommateurs seront adhérents du point de distribution.
L’implantation doit être dans une zone urbaine dense.
Le personnel qui tient le point de distribution du quartier, comme je l’ai annoncé des jeunes sans qualification qui veulent relever le défi.
Les points de distribution paieront les transporteurs et tous les intervenants de la chaîne de mise en place à 8 jours.
L’agriculteur s’engage à fournir au magasin une partie de sa production, de qualité égale, en ayant pris le partie de proposer des fruits et légumes à maturité et à garder le même prix tout au long de son engagement.
Le point de distribution recevra les productions locales en priorité, en fonction des saisons, pour éviter les déplacements inutiles. On peut prévoir une distribution de lait frais du jour par tankers spécialisés.
Le point de distribution recevra une fois par semaine les commandes de viande et fromage passé par commande au magasin ou par internet avec le même système de rémunération.
La liste des productions agro-alimentaires peut s’ouvrir, à tous ceux qui partagent la même éthique du commerce.
Le dépôt sera ouvert aux cantines collectives publiques ou privées qui le désirent.
Le dépôt sera ouvert aux restaurants de proximité qui seront adhérents.
Le dépôt pourra servir les adhérents de comité d’entreprise.
Toutes les possibilités sont offertes pour l’achat ou les locations des points de distributions.
L’idéal serait que les salariés- les producteurs et les consommateurs puissent être associé financièrement, dans le point de vente, dans une sorte de « SCOOP-COOPÉRATIVE CONSOMMER-JUSTE.FR »